18.03.2011

Qu'est ce qu'être un homme féministe?

Quand j'affirme en public que je suis féministe il m'arrive d'entendre, des temps en temps, certaines remarques. Celles-ci  montrent souvent une forme d'incompréhension face à ma position. Mais comment un homme peut-il être féministe? Pourquoi un mâle s'inquiéterait-il de problèmes (si ce sont bien des problèmes) féminins. En résumé, pourquoi un homme se retournerait-il contre son propre genre pour lutter contre lui. Il faut déjà se rendre compte qu'être féministe, pour un homme ou pour une femme et en contradiction avec un certains discours anti-féministe primaire, n'est pas vouloir lutter contre les hommes pour mettre en place un régime de matriarcat qui remplacerait le patriarcat. Être un homme féministe ne cache pas, non plus, le souhait d'être une femme ou d'être entouré de femmes ou une homosexualité refoulée (d'ailleurs les recherches montrent que les homosexuels masculins dominent tout autant les femmes que les hétérosexuels masculins bien qu'ils puissent être plus conscient de celle-ci).

Non, si je suis un homme qui se pose des questions concernant les idées,  les souhaits et les réflexions sur les diverses formes de dominations que les théories du genre mettent en avant (celles-ci jouent aussi bien sur le genre que sur la sexualité) c'est parce qu'être un homme n'implique pas d'être extérieur envers ces différents points. En effet, ce n'est pas parce que l'on est un homme donc, selon les théories du genre, en position de domination dans la société que l'on ne souhaite pas une société plus égalitaire. Bien au contraire, on peut être un  dominant de par ses caractéristiques sociales et souhaiter que ce système de domination puisse être dépassé par un système plus, voir totalement si on est optimiste, égalitaire que cela concerne ce que l'on nomme la race, le genre et la sexualité.

Si je suis féministe c'est, donc, que je considère que ce mouvement contient des idées avec lesquelles je me sens proche. De plus, je souhaiterais que ces idées puissent devenir concrètes pour permettre à tous, hommes comme femmes, de vivre comme ils le souhaitent. Si je suis un homme féministe c'est donc que je souhaite vivre en égal des femmes et inversement. Que tous les membres de notre société puisse connaître des droits et chances équivalentes quelque soient ses caractéristiques sociales C'est utopique, je le concède, mais c'est, je trouve, une belle utopie qui vaut la peine d'être suivie. Voila pourquoi on peut être un homme féministe.

Hassan

 

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Me suis permise de mettre une petite image. Elle vient du journal du 14 juin de l'université de Genève (à télécharger sous: http://14juin2011-ge.ch pour les intéressé-e-s).

Wolf

12.03.2011

Homosexuel-le, bisexuel-le, hétérosexuel-le?

650850600.jpgQuand est ce qu'on est homo-, bi- ou hétérosexuel-le?

Un-e hétérosexuel-le/ homosexuel-le, c'est quelqu'un qui fantasme, désire, embrasse ou couche avec quelqu'un-e du sexe opposé/ du même sexe? Quelqu'un-e qui uniquement des relations hétérosexuelles, mais qui une fois à une relation homosexuelle, il est hétéro ou homo ou bi? Et ceux qui sont attirés par le même sexe qu'eux, mais qui, pour ce conformer à la norme n'ont que des relations hétérosexuelles, ils sont quoi? Les enfants, les personnes qui n'ont pas encore eu de petit-e ami-e, peut-ont vraiment les qualifiés d'hétéros?

Les cases ne sont pas aussi délimitées qu'on aimerait bien le croire. Je pense qu'on peut se sentir hétéro même si l'on a couché avec quelqu'un-e du même sexe et homo alors même qu'on a couché avec personne. J'aurai tendance à être contre les définitions et les petites cases, mais au fond si c'est un choix personnel qui nous fait nous sentir mieux, pourquoi pas. D'ailleurs, ce choix peut ne pas être définitif. On peut à vingt ans se sentir hétérosexuel-le, à cinquante bisexuel-le et entre deux avoir changer trois fois d'avis. Ce qui est important , à mon avis, c'est de ne pas enfermer les autres contre leurs gré dans des petites cases.

 

10.03.2011

Féministe états-unienne

Après, les Allemandes de Wolf, je vous présente (rapidement et via Wikipédia, honte à moi) Elizabeth Cady Stanton. Elle m'a semblée intéressante non pas à cause de ses actions et idées (c'est une progressiste tout ce qu'il y a de plus modérée), mais parce qu'apparemment, elle est très connue aux USA. Et personnellement, je n'en avais jamais entendu parler =) (est-ce que je suis totalement discréditée si je mets des smileys dans mes posts? Heu.. je me restreindrai!)

 

ElizabethCadyStanton-Veeder.LOC.jpg


Bref, cette chère Elizabeth est née en 1815 dans l'Etat de New York. L'article de Wikipédia abonde de détails du type "son papa-juriste aurait adoré qu'elle soit un garçon, ce qui l'a beaucoup marquée", ça ne me semble pas primordial. On peut quand même retenir que c'est à travers l'étude des lois qu'elle a commencé à mettre en cause les inégalités juridiques entre hommes et femmes. Ensuite elle a épousé un abolitionniste (ce qui la rend un peu plus chouette, d'autant qu'elle a fréquenté Frederick Douglass en prime).


Aux Etats-Unis, elle est connue, semble-t-il, pour son combat pour l'obtention du droit de vote par les femmes. Elle a co-organisé un congrès  pour le droit des femmes à Seneca Falls. Elle a écrit divers ouvrages, notamment un qui m'a semblé particulièrement savoureux: le Woman's Bible, où elle examine les passages les plus misogynes de la Bible! Elle a pas mal critiqué la religion (cf fin de l'article sur Wikipédia) comme un phénomène néfaste pour les femmes (enfin, vu que le titre d'un de ses ouvrages est Has Christianity benefited woman, c'est ce que je conclus). D'autre part, sans remettre en cause l'institution-même du mariage (faudrait pas pousser Mamie dans les orties...), elle a mené des réflexions sur la condition des femmes à l'intérieur du dit mariage, notamment en promouvant l'idée du divorce.


En conclusion, une suffragette avec une coiffure hilarante, qui est, malheureusement pour elle, morte en 1902. Je rappelle que le droit de vote a été accordé (quelle expression horrible!) aux femmes en 1920 aux USA. Elle ne révolutionnera pas ma vision du/des féminisme/s, mais reste donc un personnage assez bien connu du public états-unien.



P.S: Wolf, il faut me taper si mon style est vraiment trow pourri. Et Yves, troW n'est pas une faute d'orthographe, car c'est une modification choisie de la manière d'écrire le mot et non quelque chose d'inconscient!

P.S2: Je voulais féminiser mon texte mais en fait il n'y a pas de quoi là, si? Débutante!!

08.03.2011

Journée internationale des femmes

zetkin_th_hoch_vga.jpg"C’est sur la proposition de Clara Zetkin lors de la première Conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague en 1910, que fut adopté l’idée d’une « Journée internationale des femmes » qui, à partir de 1921, se tiendra chaque année le 8 mars. [...]

[...] Clara Zetkin estimait que les filles doivent recevoir la même éducation que les garçons, les garçons étant conviés à participer eux aussi aux travaux ménagers. Elle donnait une place centrale à la revendication de formations professionnelles pour les femmes et d’accès au travail salarié. Le mariage, qu’elle ne mettait pas en cause, devait être basé sur des rapports égalitaires et comporter le droit au divorce.» qui, à partir de 1921, se tiendra chaque année le 8 mars [...] "

(Clara Zetkin, féministe de la première heure, sur gauchebdo http://www.gauchebdo.ch, article du 4 mars 2011, par Anna Spillmann).

 

ClaraZetkin.jpg


 

 

Inégalité salariale

carte-060614-leg.jpg

A travail égal, salaire égal, cette formule semble être acceptée par quasi tous les Suisses et est même inscrite dans la Constitution à l'article 8:

Article 8, alinéa 3 - Egalité

3 L'homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l'égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. L'homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.

La loi sur l'égalité (Leg) entrée en vigueur le 1er juillet 1996 renforce cette idée et est une possibilité de combattre les discriminations salariales. Pourtant, les différences de salaires entre hommes et femmes existent toujours. En 2008, les femmes gagnaient en moyenne 5040 frs (valeur médiane) contre 6248 frs pour les hommes. Ces chiffres ne prennent pas en compte les temps partiels, le salaire ayant été calculé pour une semaine d'un peu plus de 40 heures. Car si on calculait les temps partiels, majoritairement assumé par les femmes (en 2009, 57% des femmes actives travaillaient à temps partiel contre 13% de leurs collègues masculins), la différence de salaire s'élèverait à 40%.

La différence de salaire pour un temps plein est à 38,9% dû à des facteurs non-explicable c'est-à-dire purement et simplement à une discrimination dû au genre! Mais parlons aussi des facteurs "explicables" qui ne sont pas pour autant normaux. Premièrement, on observe que les métiers traditionnellement féminins sont sous-évalués. Par exemple, une aide soignante aura un salaire d'environ 3740 frs contre 4462 frs pour un ouvrier du bâtiment non qualifié. Deuxièmement la maternité réduit les chances d'avancements personnels pour la femme. Etrangement, au contraire, elle augmente les chances d'avancement du papa. Les femmes s'occupent encore actuellement plus du travail à domicile, des enfants et des personnes âgées, ce qui réduit leurs chances d'avancement au travail. Il est aussi intéressant d'observer l'évolution de la carrière d'une femme face à celle d'un homme. La différence de salaire entre celui d'un homme et d'une femme ayant suivi des études de niveau universitaire s'élève à 8,3% en début de carrière, puis à 25% après 30 ans et augmente enfin à 34% après 50 ans. A formation égale et à degrés d'occupation égale, les femmes accèdent moins souvent que les hommes à des postes de cadres. Bien qu'il s'agisse là de facteur "explicables" et qui ne rentrent pas forcement dans la notion de "à travail égal, salaire égal", il s'agit quand même d'injustices auquel on devrait essayer de trouver des solutions, comme le congé parental, la diminution générale du temps de travail, une revalorisation des métiers dit féminin etc...

Il y a encore du travail à faire pour que l'égalité (salariale) entre homme et femme soit véritablement atteinte. La lutte continue!

 

Pour lutter ensemble dans la joie et la bon humeur, il y a une soirée à Pôle Sud (Av. JJ. Mercier 3, Lausanne) ce mardi 8 mars (c'est à dire aujourd'hui) dès 18h00.

Pour plus d'infos: http://www.14juin2011-vd.ch/

 

 

06.03.2011

Quelques chiffres (et bientôt un article)

En Suisse en 2008, une femme a gagné en moyenne (valeurs médianes) 5040 frs par mois alors qu'un homme a gagné 6248 frs.

Source: Enquête suisse sur la structure des salaire

 

 

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